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Billet 11 : « Les machines » de Maurice CARÊME

Un poème reproduit grâce à la bienveillance de la Fondation Maurice CARÊME et en particulier de Jeannine BURNY, qui défend l’oeuvre et la Fondation de cet auteur belge.

Un coup de coeur sur le thème du poème, qui invite à une réflexion sur les rapports entre l’homme et la machine, et un travail admirable et fort de Charles Fulgéras, qui après bien des péripéties techniques apportera une dimension poignante à ce poème.

Titres du poème : Les machines

Auteur : Maurice Carême

Oeuvre originale : Charles Fulgéras

Texte intégral (copyright Fondation Maurice CARÊME)

Les machines avaient commencé

Par rire comme des enfants

Qui semblaient vouloir amuser

Les gens de tous les continents.

Puis elles avaient tant grandi

Qu’elles étaient devenues comme

Des adolescents, puis des hommes

Précieusement munis d’outils.

Enfin, se fiant au silence

Et à la morne indifférence

De ceux qui en usaient,

Elles se mirent lentement

À devenir ces lourds géants

Qui nous broient dans leurs rets.

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